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Situation matrimoniale - PACS - Concubin

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vendredi 6 mars 2009

Quelle est la situation de ceux qui n’ont pas fait de contrat de mariage ?

Ceux qui n’ont pas fait précéder leur mariage d’un contrat de mariage, c’est-à-dire la majorité des époux, adoptent en fait souvent sans le savoir, le régime de la communauté légale qui est un régime de communauté sensiblement différent suivant que les époux se sont mariés avant ou après le 1er février 1966.

  • La communauté légale des époux mariés avant le 1er février 1966 : L’actif de la communauté légale des époux mariés sans contrat avant le 1er février 1966 se compose de tout le mobilier que possédaient les époux avant ou après le mariage ainsi que tous les immeubles acquis pendant le mariage (communauté de meubles et acquêts). Le passif de la communauté se compose des dettes mobilières des époux au jour de la célébration du mariage ou du passif des successions qui leur échoient durant le mariage, sauf récompense pour celles relatives aux immeubles propres à l’un ou l’autre des deux époux. Ce passif se compose également des dettes contractées par le mari ou par la femme avec le consentement du mari, pendant le mariage, sauf récompense lorsque la dette a été contractée dans l’intérêt de l’un des époux. (Code civil, art. 1401 à 1420 anciens).
  • La communauté légale des époux mariés après le 1er février 1966 : L’actif de la communauté légale des époux mariés après le 1er février 1966, sans contrat, se compose des acquisitions faites par les époux ensemble ou séparément durant le mariage.

mercredi 25 février 2009

La séparation de biens

Contracté devant notaire, ce régime précise que les biens et les dettes sont propres et qu’il n’existe rien en commun, sauf les dettes contractées dans l’intérêt du ménage, l’éducation des enfants et les impôts (IR, ISF et taxe d’habitation). Toutefois, pour les biens achetés en commun, une convention d’indivision sera mise en place. Ce régime assure à chaque époux une totale indépendance patrimoniale et facilite l’exercice d’une profession indépendante (artisan – commerçant – profession libérale – agriculteur), puisque les dettes ou la ruine d’un des conjoints n’affectent pas, en principe, le patrimoine de l’autre. (Sauf exception, notamment en raison d’une caution solidaire de l’autre conjoint).

Les biens propres sont donc :

  • Tous les biens meubles et immeubles acquis à titre onéreux ou à titre gratuit (par succession ou donation), que ce soit avant ou pendant le mariage.

Les biens indivis sont constitués par :

  • Tous les biens achetés en commun, avec une convention d’indivision ou non.
  • Tous les biens dont chacun des époux ne peut prouver l’origine de propriété.

samedi 13 décembre 2008

Communauté universelle : pour garder la main

Toujours dans le cadre du changement de régime matrimonial, les conjoints peuvent faire le choix radical de la communauté universelle. C'est un grand classique des régimes matrimoniaux, à déconseiller aux jeunes époux et aux couples qui ont des enfants d'un premier mariage. Jusqu'à l'année dernière, la motivation de ce changement était surtout fiscale, puisqu'il permettait d'éviter les droits de succession au conjoint. Depuis la suppression de ces derniers, la motivation est ailleurs. Seul propriétaire. Changer de régime matrimonial pour adopter la communauté universelle reste aujourd'hui un choix possible, même s'il n'a plus d'intérêt fiscal. Avec une clause d'attribution intégrale, tous les biens sont transmis au conjoint survivant, sans aucune formalité (déclaration de succession) et, bien sûr, toujours sans droits de succession. Le principal avantage, pour le conjoint qui en bénéficie, c'est qu'il devient seul propriétaire de l'ensemble du patrimoine et qu'il peut donc le gérer en toute liberté. Inconvénient : les enfants sont pénalisés, puisqu'ils n'héritent de rien au premier décès et ne bénéficient qu'une seule fois de l'abattement en ligne directe de 151 950 €.

vendredi 2 mai 2008

Avantages matrimoniaux – La clause de préciput

Il peut être convenu, dans le contrat de mariage, que le survivant des époux, ou l'un d'eux s'il survit, sera autorisé à prélever sur la communauté, avant tout partage, soit une certaine somme, soit certains biens en nature, soit une certaine quantité d'une espèce déterminée de biens.

L’option ouverte au survivant ou à l’un des époux s’il survit – le préciput peut parfaitement ne pas être réciproque – peut uniquement porter sur un ou plusieurs biens communs. Une série de clause préciputaire peut laisser un large au choix en la matière et offrir au conjoint survivant la possibilité de configurer sa protection au moment du décès, en acceptant ou refusant chaque clause de préciput. Le préciput n'est point regardé comme une donation, soit quant au fond, soit quant à la forme, mais comme une convention de mariage et entre associés.

La rupture de l’égalité introduite n’est par conséquent soumise ni aux règles civiles – réduction – ni aux règles fiscales – droits de mutation à titre gratuit – propres aux donations, tout du moins en principe. Les créanciers de la communauté ont toujours le droit de faire vendre les effets compris dans le préciput, sauf le recours de l'époux sur le reste de la communauté. Ce dernier peut alors obtenir une valeur équivalente sur le reste de la communauté, si tant est qu’elle ne soit pas déficitaire, auquel cas le préciput ne pourra produire ses effets.

mercredi 26 mars 2008

Couples mariés ou pacsés : Quel choix ?

La loi Tepa, en vigueur depuis le 22 août 2007, a aligné la situation des couples pacsés ou mariés en matière de droits de donation et de succession. Le fiscal a précédé le social, plusieurs textes législatifs ont déjà rapproché, fiscalement, ces deux formes d'union, creusant de facto l'écart avec le simple concubinage. En vigueur depuis le 22 août 2007, la loi Travail, emploi, pouvoir d'achat (Tepa) a amélioré les abattements de droits de mutation sur les donations pour les couples mariés et a étendu le dispositif aux couples pacsés. Ces derniers bénéficient ainsi désormais d'un abattement de 76.988 € (au 1er janvier), avant qu'un barème d'imposition très progressif ne soit appliqué (de 5 % à 40 %). Jusqu'alors, l'abattement était limité à 57.000 €, somme au-delà de laquelle une imposition à 40 % puis 50 % était appliquée. Le principe retenu est le même pour les successions : la loi Tepa a exonéré les conjoints mariés et pacsés de droits de succession.

mardi 4 mars 2008

Régime matrimonial - Quel est l’intérêt du régime de communauté universelle avec clause d'attribution au conjoint survivant ?

Le régime de la communauté universelle est un contrat de mariage qui décide que tous les biens que possèdent les époux (biens propres ou biens acquis au cours du mariage, biens meubles et immeubles) font partie de la communauté (à l’exception des biens qui ont un caractère personnel). Il n’y a pas de distinction à opérer selon l’origine des biens. C’est le régime matrimonial le plus protecteur pour le conjoint survivant. Au décès de l’un deux, son conjoint restera propriétaire de la moitié de l’ensemble de ces biens même s’il n’a pas lui-même contribué à constituer ce patrimoine. Le contrat de communauté universelle contient très souvent une clause d’attribution intégrale de la communauté au survivant. Cette clause permet au conjoint survivant de devenir propriétaire de l’intégralité des biens communs (et non plus la moitié), sans avoir à payer de droits de succession. Les enfants du couple dans ce cas n’héritent de leurs parents qu’au décès du second d’entre eux. L’inconvénient pour eux réside dans le fait qu’ils n’auront droit qu’à un seul abattement puisqu’il n’y aura qu’une seule succession au lieu de deux. La clause ne peut cependant pas jouer s’il y a des enfants nés d’un précédent mariage du défunt ou d’une précédente union. Ces enfants ont le droit de récupérer leur part successorale lors de ce décès en exerçant « l’action en retranchement ». Dans ce cas, le conjoint survivant ne reçoit que la quotité disponible entre époux.

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